Kali

Réputé pour ses techniques au couteau et bâton, le Kali est aussi redoutable à mains nues.

Description du Cours de Kali

Le Kali désigne les arts martiaux Philippins, vieux de plusieurs centaines d’années. Ces systèmes de combat n’ont cessé d’évoluer pour s’adapter aux différents types de confrontation apparaissant au cours de l’histoire de ce pays avec un seul mot d’ordre, l’EFFICACITE.

Le Kali exclu toute fioriture et a développé un ensemble de techniques de combat avec armes (bâton, couteau, machette, épée, etc.) et à mains nues.

L’idée principale est de ne pas s’arrêter à une forme ou une distance de combat mais de rendre applicables les principes étudiés dans toutes les situations et contre tout adversaire.

Au Kali contrairement aux autres styles on débute par l’apprentissage des armes et principalement du bâton ce qui permet de développer des qualités indispensables à tout combattant : la fluidité, l’adaptabilité et surtout l’efficacité. Tout ce qui n’est pas applicable et réaliste est exclu.

Mais le travail à mains nues bien que souvent négligé par les pratiquants de Kali actuels est impressionnant et dévastateur : des coups de poings, de pieds, de coude de genoux…des clés des étranglements de la lutte debout et au sol…tout y passe !

La Self Défense est inclus dans le cursus mais n’est pas placé en dehors du travail effectué dans les autres secteurs de l’enseignement. En effet le Kali est déjà orienté vers une recherche d’efficacité lors d’une confrontation réelle. Ce qui sera plus spécifiquement orienté vers la self défense ce sont les mises en situations variées : combat contre plusieurs adversaires, debout, au sol, avec ou sans arme, lieux exigus, tenues différentes, etc.

En savoir plus sur le Kali

L'histoire du Kali

Depuis des siècles les arts de combat, Kali, Eskrima ou Arnis ont joué un rôle primordial et souvent historique dans les nombreux conflits et dans la survie du peuple philippin.Le terme Kali pourrait venir du mot kalis venant lui-même du mot Malais keris ou kris signifiant « armes blanches » ou selon une autre hypothèse, Kali pourrait être un dérivé des mots, Kamot qui signifie corps, et Lihoc qui signifie mouvement.

Le Kali serait donc l’art du corps en mouvement. Les termes Eskrima et Arnis seraient apparus plus tard lors de l’occupation espagnole. D’autres noms désignent aussi des systèmes de combat, tels que Kaliradman, Kalirongan, Pagkalikali, Baston... Mais quelque soit le nom, l’art de combat philippin est un art complet comprenant un travail d’armes très large, (sabres, épées courtes et longues, bâtons courts simples ou doubles, couteaux de différentes tailles, bâtons longs, lances, armes flexibles, armes de jets...) et un travail à mains nues très efficace, utilisant des frappes, des clés et des projections.

Durant la dynastie Tang au 9 ème siècle, existaient des relations commerciales entre la Chine, la péninsule Malaise et les Philippines. Les commerçants amenèrent avec eux leurs systèmes de combat, tels que le Kun-tao Chinois et leTjakalele Silat Indo-malais. Ces échanges eurent une grande influence sur le développement des arts philippins.

Selon la légende dix Datus (chefs de guerre) fuyant les persécutions au 12 ème siècle, quittèrent Bornéo pour s’établir sur l’île de Panay au centre des Philippines, où ils créèrent l’école « Bothoan ». Où étaient enseignés les arts martiaux aux futurs chefs de tribu.
Au cours du 13 ème siècle, une nouvelle vague d’immigration de malais eut lieu en direction des Philippines. Ces immigrants furent les ancêtres des Moros musulmans des îles Mindanao et de Sulu au sud des Philippines. Ils amenèrent leurs systèmes de combat utilisant tout un éventails d’armes blanches de différentes tailles.

Magellan, le célèbre explorateur portugais, put constater à son détriment l’efficacité des guerriers philippins du roi Lapu Lapu, durant la bataille pour la conquête de l’île de Mactan, où il perdit la vie le 27 avril 1521.

En 1543 commença la colonisation des îles par les Espagnols, qu’ils nommèrent Philippines en hommage au Roi Philippe II d’Espagne. Les Espagnols eurent beaucoup de mal à soumettre les habitants des philippines. Ils durent avoir recourt à leurs armes à feu pour faire régner un semblant d’ordre. L’ensemble des îles ne fut sécurisé qu’en 1570.

Lorsque la domination espagnole fût finalement bien établie, les conquérants voulurent bannir l’enseignement des arts martiaux, le port des armes blanches fût interdit en 1764 pour essayer de limiter les agressions des soldats des forces d’occupation. Les arts martiaux rentrèrent donc dans la clandestinité, comme le fit le Karaté et le Kobudo à Okinawa lors de l’invasion japonaise.

L’art du combat refit peu à peu surface sous forme de danses rituelles, appelées « Sinulog ». Etant enseigné en secret, souvent la nuit, et du fait que les Philippins vivaient sur plusieurs dizaines d’îles différentes et ne parlaient pas les mêmes langues, des styles divers se développèrent indépendamment les uns des autres .Mais tous ces systèmes avaient en communs, le développement de la rapidité et de la précision des attaques sur les points vitaux des membres et du corps. Seule manière pour vaincre avec des bâtons de bois, des Espagnols armés d’épées aiguisées et portants des armures.

Durant plus de trois cents ans d’occupation, de nombreuses escarmouches et batailles opposèrent colons et autochtones. A partir de ces expériences et d’observations les systèmes de combat philippins évoluèrent, de plus en plus influencés par les techniques espagnoles et des autres mercenaires européens (Italiens et Français). Mais ce fut surtout l’utilisation de la rapière (épée) et de la dague qui eut la plus grande influence. On peut encore retrouver actuellement, dans de nombreux styles, les techniques « Espada y Daga » sous la forme d’exercices avec un bâton et un couteau, ou d’une arme longue couplée avec une arme courte.

On retrouve l’influence de l’escrime espagnole dans le système des angles d’attaques et dans certains concepts tactiques de déplacements et de distances. Cette influence se retrouve aussi dans l’utilisation de l’Espagnol pour certains termes techniques. C’est ainsi que peu à peu le mot Kali fut supplanté par le mot « Arnis » (venant du mot arnes, correspondant aux ornements des manches que portaient les Philippins lors de spectacles de danse).

Après la défaite de l’Espagne face aux Etats Unis lors du conflit de Cuba au début du xx ème siècle, les Philippins pensaient qu’ils allaient finalement être libres. Mais ces îles représentaient un trop grand intérêt stratégique par leur position dans la Pacifique. C’est ainsi que les Américains remplacèrent les Espagnols. La guérilla continua dans le sud des Philippines. Les féroces guerriers musulmans Moros, armés le plus souvent de sabres Kriss et de couteaux, provoquèrent d’énormes pertes dans les rangs des Marines américains.

Les Moros devinrent des guerriers fanatiques combattant jusqu’à la mort, suivant le « Juramentado », serment de décapiter le plus de chrétiens pour aller au Paradis. Face à de tels combattants le Général Pershing dut changer les revolvers en calibre 38 pour les pistolets Colt en calibre 45 plus puissant, seul pouvant arrêter un Moros chargeant à l’arme blanche. Il dut aussi distribuer à ses soldats une bande de cuir pour se protéger le cou contre les coups de couteaux. C’est la raison pour laquelle les Marines américains sont depuis surnommés « leatherneck » (les cous de cuir).

Dans les années 1920, l’Arnis devint très populaire et de nombreux tournois furent organisés au côté de combats de boxe au stade olympique de Manille. C’est à cette époque que de jeunes combattants se rendirent célèbres pour avoir participer à de nombreux combats et duels. Ils devinrent plus tard des grands maîtres qui auront une grande influence dans le développement de l’Arnis.

Pendant la 2 ème guerre mondiale, les Philippins furent utilisées dans la guérilla contre l’invasion japonaise, spécialistes du combat rapproché, ils purent démontrer l’extrême efficacité de leur art de combat, en infligeant d’énormes pertes dans les rangs japonais essayant de progresser dans la jungle.

Après la guerre, beaucoup de Philippins, dont de nombreux maîtres, émigrèrent vers Hawaï et la Californie. La pratique des arts martiaux philippins resta très confidentielle. Enseignée essentiellement aux membres de leur famille ou à leurs amis intimes, elle commença à disparaître.

La première fois que le public découvrit les arts martiaux philippins, ce fut à l’occasion du tournoi de Karaté de long Beach en 1964, organisé par Ed Parker (pionnier du Karaté et du Kempo aux Etats-Unis).
En effet le maître Ben Largusa fut invité à faire une démonstration de son art, ainsi qu’un nommé Bruce Lee pour le Kung Fu. C’est à cette occasion que Dan Inosanto, déjà ceinture noire de Kempo et de Ju Jitsu, décida , sur les conseils de son professeur Ed Parker, de faire des recherches et de pratiquer les arts martiaux de son pays d’origine.

En plus de ses entraînements avec Bruce Lee, il étudia avec plusieurs Maîtres Philippins de la région de Los Angeles, en particulier :

Maître Regino Illustrissimo, ancien marin, connu, pour avoir combattu, à l’aide de deux bâtons, six hommes armés de couteau. Son style appelé « repeticion »était caractérisé par des enchaînements d’attaques multiples et répétées.
Maître Angel Cabales, sa réputation de combattant de rue invaincu, l’amena à émigrer aux Etats Unis, où il fut le premier à ouvrir une école d’Eskrima. Son style le « Serrada »utilise essentiellement la distance courte.


Maître Léo Giron, héros de la deuxième guerre mondiale, il était à la tête d’une unité qui patrouillait dans la jungle, essayant de provoquer le plus de pertes chez les Japonais lors d’embuscade. Spécialiste du combat à la machette, il développa initialement un système de combat à longue distance appelé « Largo Mano », puis il développa plusieurs systèmes dans toutes les distances, mais toujours par rapport à ses expériences du combat réel.

Maître John Lacoste, peut être le maître qui a le plus influencé Dan Inosanto. Héros de la deuxième guerre mondiale et ayant survécu à plusieurs duels et combats réels. Il était expert dans plusieurs styles de Kali et de Silat du sud des Philippines aussi bien avec armes qu’à mains nues.

Les arts martiaux philippins sortirent donc de l’ombre et commencèrent à se développer aux Etats- Unis puis au niveau mondial grâce aux recherches, aux efforts et à l’influence de Dan Inosanto.

Parallèlement, aux Philippines, les arts martiaux Philippins commencèrent à s’organiser. En 1954 l’Arnis commença à être enseigné dans les lycées de Manille. En 1957 Placido Yambao, vétéran de plusieurs combats au stade olympique de Manille, écrivit le premier livre sur L’arnis. Dans les années 70 fut créée la World Escrima Kali Arnis Federation (WEKAF) qui développa l’aspect sportif de cette discipline. Le premier championnat du monde eut lieu à Cebu City en 1989.

D’autres groupes se développèrent, le « Doce Pares », le « Modern Arnis » de Maître Présas, le « Latosa Eskrima » de Maître Latosa, le « Lameco Eskrima » de Maître Edgar Sulite. Ces derniers, ainsi que Dan Inosanto formèrent les premiers instructeurs Européens à partir des années 80. En 1993 fut créée la « European Kali Arnis Eskrima Federation » EKAEF, présidé par Bob Breen, pionnier du Kali et du Jeet Kune Do en Europe.

Les arts martiaux philippins arrivèrent tardivement en France. Ils furent d’abord enseignés parallèlement au Jeet Kune Do, lors des séminaires de Dan Inosanto et par ses instructeurs de l’Academy Inosanto de passage en France. Dans les années 90 Jeff Espinous développa le « Kali Sikaran » et « l’Inayan Eskrima », par le biais de l’EKAEF. Le Philippin Oliver Bersabal développa lors de son séjour en France le style « Koredas Obra Mano ».

Le Kali s’imposa finalement sur la scène des arts martiaux en France, en séduisant par son efficacité et sa globalité les professionnels de la sécurité, et les pratiquants des autres disciplines, ainsi que certaines personnalités, tels que Robert Paturel (grand champion de boxe française et expert en self défense et tonfa dont la méthode fut fortement influencée par le Kali) et Alain Setrouk (8 ème Dan de Karaté et pionnier du Kyokushin kai en France).

En 2002, la pratique des arts martiaux philippins s’officialisa, en rejoignant, au côté du Penchak Silat, la Commission Nationale des Arts Martiaux du Sud Est Asiatique au sein de La FFKAMA.

Source KaliEskrima.fr

 

Vidéos

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